1568 03 18
Christopher Plantin (Antwerp) to Benito Arias Montano (Madrid)
18 March 1568

METADATA
Identifier: 1568 03 18
Incipit: Quant le 15 febvrier i’ay receu les lectres de Vostre Signeurie escrittes a Madrid le 9 Novembre…
Manuscripts:
Prints:
Critical edition and notes: Antonio Dávila Pérez
Codification and digital edition: Antonio Dávila Pérez
SUMMARY
Plantin has received a letter sent by BAM on November 9th 1567. Since he has already responded to other BAM’s letter written later, the printer just repeats the main content of his previous letter, namely, he offers his full services to provide BAM with all sort of books, maps and instruments.
COMMENT
In the span of two days Christopher Plantin received two letters from BAM: the first, dated December 22, 1567, went to press on February 13 (cf. 1568 02 14); the second, which is quoted in the letter that we publish below, arrives on the 15th. None of them have been preserved, but the printer's responses show that the Spanish humanist was very interested in acquiring the books and instruments that the prestigious Plantin sold across half of Europe. Probably, the letter that we are editing below did not reach BAM on time, who, following the official instruction from Philip II received on March 25, set out for Flanders on the last day of the same month. Plantin, who repeats in this letter the content of the previous one of February 14, is still awaiting the King's resolution on the project of the Polyglot.
FACSIMILE

[1] Quant le 15 febvrier i’ay receu le les lectres1 de Vostre Signeurie escrittes le 9 a Madrid le 9 Novembre (qui est quasi 3 mois apres), i’avois desja respondu aux secondes d’icelles pour moy receues par le moyen de Monsigneur Cayas;2 par quoy ceste servira seulement pour repeter que ie m’employeray tres volontiers comme a a servir Vostre Signeurie en toutes choses quil luy plaira me commander tant et que ie m’y tiens oblige de ce faire, tant pour le devoir a quoy ie me sens oblige vers toutes personnages uer qui ont, comme Vostre Signeurie, conioinct la vertu avec les bonnes lectres la congnoissance3 des langues et toutes autres sciences et disciplines, comme pour la faveur que i’entends laquelle i’apercoy4 qu’il vous plaist de me porter. [2] Et pourtant ie vous i’affirme derechef5 a Vostre Signeurie que ie m’employeray en amitie et toute loyaute a luy luy faire tout service.
[3] Reste seulement qu’il luy plaise me signifier et envoyer les memoires de ce qu’il luy plaist. Car quant a m il ne se trouvera rien par deca,6 ni en France, de quoy que ie ne luy puisse fournir et envoyer que Car quant est de. [4] Parquoy ie il me sembleroit chose superflu7 et ce nonobstant de grand travail et temps d’envoyer le cathalogue des livres et, cartes et instruments que ie pourrois fournir. [5] Et pourtant ie n’en deporteray pour le present, comme d’escrire plus amplement. [6] Qui sera l’endroict ou, me recommandant tres humblement a la bonne grace de Vostre Signeurie, ie prieray Dieu luy octroyer la vouloir conserver et faire prosperer.
[7] D’Anvers, ce 18 Mars 1568.
[1] Quant le 15 febvrier i’ay receu les lectres de Vostre Signeurie escrittes a Madrid le 9 Novembre1 (qui est quasi 3 mois apres), i’avois desja respondu aux secondes d’icelle receues par le moyen de Monsigneur Cayas; par quoy ceste servira seulement pour repeter que ie m’employeray tres volontiers a servir Vostre Signeurie en toutes choses quil luy plaira me commander et que ie m’y tiens oblige de ce faire, tant pour le devoir a quoy ie me sens oblige vers tous personnages qui ont, comme Vostre Signeurie, conioinct la vertu avec la congnoissance des langues et toutes autres sciences et disciplines, comme pour la faveur laquelle i’apercoy qu’il vous plaist de me porter. [2] Et pourtant i’affirme derechef a Vostre Signeurie que ie m’employeray en amitie et toute loyaute a luy faire tout service.
[3] Reste seulement qu’il luy plaise me signifier et envoyer les memoires de ce qu’il luy plaist. Car il ne se trouvera rien par deca, ni en France, que ie ne luy puisse fournir et envoyer. [4] Parquoy il me sembleroit chose superflu et ce nonobstant de grand travail et temps d’envoyer le cathalogue des livres, cartes et instruments que ie pourrois fournir.2 [5] Et pourtant ie n’en deporteray pour le present, comme d’escrire plus amplement. [6] Qui sera l’endroict ou, me recommandant tres humblement a la bonne grace de Vostre Signeurie, ie prieray Dieu la vouloir conserver et faire prosperer.
[7] D’Anvers, ce 18 Mars 1568.